samedi 22 novembre 2008

Les vins de Saint-Emilion

J'adore les vins de la région, pour leur puissance associée à leur finesse, et j'estime qu'il y a une bonne cinquantaine de vins qui valent le déplacement, garants de prix sages et d'une vraie typicité. Mais, à Saint-Émilion, on s'enlise dans les histoires de clochers, sublimées par beaucoup trop de frime et certains niveaux de prix qui ne prêtent qu'à sourire. Il y a un Classement “officiel” qui montre une image négative du vignoble, multipliant les procès et, à ce jour, annulé par un jugement (voir l'édition du Sud-Ouest du 12 Novembre), et il y a des vins remarquables, typés, très abordables, dans toute la gamme (Belair, Trotte Vieille, Guadet, Faurie, Cadet-Piola, Laroque, Lamarzelle, Mauvinon, Cantenac, Matras, Clos Labarde, Clos Trimoulet, La Grâce Dieu Les Menuts, Piganeau, Petit Faurie de Soutard...). Suffit de déboucher un Château La Marzelle, millésimes 2006 à 2001 pour comprendre que l'on est au sommet de l'élégance. Hélas, on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! À Saint-Émilion comme ailleurs, ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

dimanche 24 août 2008

Hit-Parade des meilleurs vins de Provence

Les Coteaux d'Aix-en-Provence


L’histoire du vignoble aixois se confond avec l’histoire de la Provence, dont les origines remontent au VIe siècle avant notre ère. Fondée par les Romains, Aix-en-Provence a été la ville du roi René, le “roi vigneron” qui développa le vignoble alentour. Devenu Coteaux du Roy René en 1946, les vins de la région bénéficieront dix ans plus tard de l’appellation VDQS Coteaux d’Aix. L’Appellation d’Origine Contrôlée ...

Rasque au sommet


“À contre-courant de la mondialisation, nous précise Gérard Biancone, nous ne voulons pas produire des vins génériques. Nous proposons des vins authentiques qui correspondent à notre personnalité. Notre atout, c’est notre terroir, nous sommes sur les derniers plissements alpins et nos sols où le fer n’était pas encore apparu à l’époque du secondaire sont des terroirs très propices et favorables aux blancs et aux rosés. Nous ...

Rimauresq


Domaine (Cru Classé) de 36 ha d’un seul tenant, âge moyen de la vigne 40 ans, sol schisteux et cristallin avec des parties sablonneuses ou caillouteuses, terres acides avec peu de matière organique. Excellent Côtes-de-Provence blanc Classique de Rimauresq 2006, très marqué par le Rolle (90% et 10% Ugni blanc), de couleur jaune paille, dense et floral en bouche, harmonieux, de robe jaune clair, complexe avec ces notes de citron et de ...

Bandol La Bastide Blanche


À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et de loin (ce qui est très rare, dans les 3 couleurs). Le vignoble de 28 ha est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds, graveleux et caillouteux de type argilo-calcaire. Michel Bronzo, Président du Syndicat des producteurs de vins de Bandol de 1986 à 1990, est membre du Comité régional et du Comité national de l’INAO ...


Coteaux Varois Domaine de Trians


Un beau Coteaux Varois en Provence Château Trians rouge 2003, issu de petits rendements (30 hl/ha) des cépages Grenache et Syrah, élevé durant 18 mois en foudres de chêne, un vin charnu, de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges mûrs et d’humus. Le blanc 2006 (Sémillon, Rolle, Ugni blanc et Clairette, élevage sur lies fines), associe finesse et ...


Bandol Domaine de L'Olivette



Domaine de 55 ha dans la même famille depuis le XVIIIe siècle. Ce propriétaire sympathique s’attache à laisser s’exprimer le terroir selon les millésimes et pratique bien sûr des vendanges manuelles pour ce superbe Bandol rouge 2004, très expressif du Mourvèdre, aux notes de cassis, de prune et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et savoureux, qui commence à peine à s’ouvrir, de bouche soyeuse et intense. ...




Millesimes

mercredi 19 mars 2008

La Tour de By

C’est le petit-fils de l’estimable Marc Pagès, disparu l’an dernier, qui poursuit l’aventure familiale, avec la même passion que son grand-père. Une place toujours très enviable pour ce beau vignoble de 73 ha qui possède un vrai terroir. Savouré sur place, ce Médoc 2006, toujours marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Superbe 2005, encore fermé, à la fois charnu et distingué, aux notes persistantes de fruits mûrs (cassis et framboise) et de réglisse, un vin qui allie concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche, de belle garde. Le 2004 est particulièrement charmeur, coloré et puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez caractéristique d’épices et de sous-bois, exhalant des notes persistantes, aux tanins présents, prometteur. Le 2003 est de belle robe soutenue et brillante, très riche, d’une jolie concentration d’arômes (cassis, épices…), persistant et très bien équilibré. Le 2002 commence à se découvrir, charpenté, élégant, aux tanins denses, tout en bouche, avec des notes caractéristiques de mûre et de pruneau, de garde. Beau 2001, où l’élégance prédomine, avec ces petites nuances d’humus et de fraise des bois mûre, tout en bouche, très persistant, de couleur pourpre, aux tanins présents et délicieusement fondus, d’excellente garde. Le tout bénéficie d’un rapport qualité-prix-typicité qui devrait faire réfléchir certains crus plus côtés ou médiatiques.

Château La TOUR de BY
(MÉDOC)
Frédéric Le Clerc
5, route de la Tour de By
33340 Bégadan
Téléphone :05 56 41 50 03
Télécopie : 05 56 41 36 10
Email : info@la-tour-de-by.com
Ou : www.la-tour-de-by.com


Voir le Classement 2008


dimanche 24 février 2008

Premières-Côtes-de-Blaye : les incontournables


Château BELLEVUE-GAZIN
Alain et Anne-Sophie Lancereau-Burthey
33390 Plassac
Tél. 05 57 42 02 00
Fax. 05 57 42 04 60
e-mail : alainlancereau@aol.com
www.chateau-bellevue-gazin.com
Un vignoble de 15 ha situé sur le sommet des coteaux sur un terroir argilo-graveleux (70% Merlot, 20% Malbec, 10% Cabernet-Sauvignon). Beau Premières-Côtes-de-Blaye 2005, charnu, fin, riche, qui allie puissance et élégance, avec des arômes de griotte et d’humus, un vin très savoureux. Le Premières-Côtes-de-Blaye cuvée Les Baronnets 2004, bien élevé 14 mois en barriques, est un vin au bouquet subtil et intense à la fois, dominé par l’humus et les petits fruits noirs frais, de bouche ample, gras et harmonieux, très élégant, très classique et prometteur.

Château BERTHENON
Henri Ponz
3, le Barrail 33390 Saint-Paul-de-Blaye
Tél. et Fax. 05 57 42 52 24
e-mail : info@chateauberthenon.com
www.chateauberthenon.com
Très bien classé. Vignoble de 32 ha, composé de 80% de Merlot et de 20% de Cabernet-Sauvignon. Excellent Premières-Côtes-de-Blaye 2004, très équilibré au nez comme en bouche, où dominent les fruits mûrs, épicé en finale, de très bonne charpente. Beau Premières-Côtes-de-Blaye cuvée Henri 2000, de couleur grenat, concentré, aux tanins ronds, de bonne garde. Joli Clairet 2006 et un blanc élevé en fûts, où l’on retrouve des nuances d’agrumes et d’amande.

Château CANTINOT
Yann et Florence Bouscasse
33390 Cars
Tél. 05 57 64 31 70
Fax. 05 57 64 29 13
e-mail : chateau.cantinot@wanadoo.fr
www.chateaucantinot.com
Vignoble de 10 ha d’un seul tenant, sur sol de graves, de sables et argilo-calcaire (vignes de 18 ans en moyenne, 55% Merlot, 35% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Bien aimé ce Premières-Côtes-de-Blaye 2005, d’un beau rouge profond, concentré et fruité en bouche, avec des tanins souples, et un nez où dominent la groseille et les épices. Excellent 2004, que j’ai particulièrement apprécié, riche, bien charnu, un vin de bonne base tannique, tout en nuances aromatiques (épices, fruits mûrs…). Le 2003 est particulièrement agréable aujourd’hui, un vin bien charpenté, bien charnu, ample en bouche, au nez épicé.

Millesimes


Château du GRAND-BARRAIL
Denis Lafon
Bracaille 33390 Cars
Tél. 05 57 42 33 04
Fax. 05 57 42 08 92
e-mail : denis-lafon@wanadoo.fr
www.denislafon.com
Superbe Premières-Côtes-de-Blaye cuvée Révélation 2003 (90% Merlot, 10% Cabernet-Sauvignon), élevé en fûts de chêne, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes de cerise mûre, de bouche fondue et puissante à la fois, un vin d’excellente évolution. Belle cuvée Révélation 2006 (50% Sauvignon, 50% Sémillon), élevée sur lies durant 6 mois avec des bâtonnages réguliers (macération pelliculaire à froid et fermentation réalisée en barriques neuves), suave et souple, tout en arômes.

Château HAUT-BACON
Isabelle et Bernard Rey
33920 Saint-Savin-de-Blaye
Tél. 05 57 68 61 04 et 06 80 26 51 77
Fax. 05 57 68 56 76
Une place enviable dans le Classement pour ce vignoble de 22 ha sur un coteau argilo-calcaire (Merlot et Cabernets). On se fait plaisir avec leur Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2006, de couleur grenat, très riche et parfumé (griotte, sous-bois), coloré et charnu, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, un vin qui emplit bien la bouche. Le 2005, corsé et parfumé, avec ces notes de fraise des bois surmûrie et d’humus, aux tanins très bien équilibrés, est ferme et persistant.

Château HAUT-BOURCIER
Philippe Bourcier
33390 Saint-Androny
Tél. 05 57 64 43 74
Fax. 05 57 64 41 35
e-mail : sarl-bourcier@wanadoo.fr
www.chateau-haut-bourcier.com
Vignoble de 28 ha, avec une moyenne d’âge des vignes de 15 ans, sur sol argilo-calcaire, composé de 90% de Merlot et 10% de Cabernet. Son Premières-Côtes-de-Blaye 2005, médaille d’Or à Paris, bien élevé en fûts de chêne durant 12 mois, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), un vin très équilibré, gras, aux tanins savoureux, de bouche ample avec des nuances de mûre et de poivre, alliant une finesse tannique à une rondeur persistante, d’excellente évolution. 

Château LAGARDE
33390 Cars
Tél. 05 57 42 91 56 et 05 49 28 46 77
e-mail : vignobles.nerbusson@wanadoo.fr
Valeur sûre avec ce Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005, élevé en fûts de chêne,  charnu, avec des arômes d’humus et de groseille, gras et persistant en bouche, aux tanins fins et mûrs, un vin riche en couleur, bien charpenté. Excellent 2004, de robe grenat, d’une belle harmonie avec ces notes de petits fruits rouges mûrs, de très bonne évolution.

Château LARRAT
5, Grillet 33710 Pugnac
Tél. 05 57 68 80 64
Fax. 05 57 68 82 65
e-mail : dom.grillet@wanadoo.fr
Un excellent Premières-Côtes-de-Blaye 2004, élévé en fûts de chêne, de couleur grenat, avec beaucoup de structure, tout en arômes, très bien équilibré, au nez de cerise et d’humus, de bouche puissante. Le 2003 est un vin riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample et long en bouche, aux tanins enrobés. Le Côtes-de-Bourg est corsé et complexe, aux nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices.

Château MAINE-TIGREAU
D. et P.-J. Auduberteau
BP 61
3390 Saint-Paul-de-Blaye
Tél. 05 57 42 04 28 et 05 57 42 23 06
Fax. 05 57 42 86 40
e-mail : chateautigreau@orange.fr
www.maine-tigreau.com
Au sommet. Une propriété familiale de 22 ha. Tout en bouche, le Premières-Côtes-de-Blaye 2005 (70% Merlot, 12% Cabernet-Sauvignon, 12% Cabernet franc et 6% Malbec), est corsé, aux tanins bien présents et harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois, avec une finale puissante et persistante, de belle charpente. Excellent 2004, riche au nez comme en bouche, de très bonne charpente, avec ces petites notes d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux à la fois, bien corsé et gras, de très bonne évolution. Le Château Vieux Maine-Tigreau est tout en couleur et en matière, au nez subtil marqué par des nuances persistantes de cassis et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, de très bonne garde.

Château PETIT BOYER
Vignobles Bideau Père et Fils
33390 Cars
Tél. 05 57 42 19 40
Fax. 05 57 42 33 49
e-mail : bideau.jv@wanadoo.fr
www.petit-boyer.com
Au sommet avec son Premières-Côtes-de-Blaye Vieilles Vignes 2005, une sélection de vieilles vignes de 30 à 50 ans, sur sol argilo-calcaire et argile forte (75% Merlot et 25% Cabernet-Sauvignon), un vin de robe intense et vive, aux nuances de fumé et de prune mûre, de bouche équilibrée avec du fruit et une structure dense et soyeuse, un vin qu’il faut attendre. Excellent Premières-Côtes-de-Blaye blanc cuvée Mary 2005, vinifié en barriques neuves avec élevage sur lies 100% ­Sauvignon, aux notes d’amande et pêche.

Château PONT les MOINES
Delphine Gagné-Barrat
La Maçonne 33760 Frontenac
Tél. et Fax. 05 56 23 98 50
e-mail : brancompostelle@aol.com
Propriété familiale depuis 4 générations. D’une superficie 29 ha, sur sol argilo-calcaire, dont l’âge moyen des vignes est de 15 ans (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, vinification traditionnelle avec cuvaison longue puis élevage en cuves durant 14 mois). Ce Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005 est d’un grand classicisme, de couleur pourpre, bien corsé mais très fin, avec ces notes de mûre et de cassis, un vin qui allie finesse et charpente, aux tanins denses et soyeux. Joli Bordeaux blanc Sauvignon Pont les Moines 2006. Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Bran de Compostelle.

Château PUYNARD
Nicolas Grégoire
33230 Maransin
Tél. 05 57 64 33 21
Fax. 05 57 64 23 14
Un beau Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005 (16 ha, plateau sableux, coteaux argilo-calcaires et sous-sol calcaire, 70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon), un vin gras, corsé, aux tanins puissants et mûrs, qui allie une belle structure tannique à une grande expression aromatique avec ce goût légèrement fumé, de bouche suave et veloutée, d’excellente évolution. Voir le Château La Rivière à Fronsac.

Château VALENTIN
M. Revaire
33390 Cars
Tél 05 57 42 12 16
Fax 05 57 42 38 26
Ce Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005, élevé en fûts de chêne, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), est un vin équilibré, gras, aux tanins savoureux, de bouche classique, de charpente soutenue. Le 2004 est bien charnu, de belle robe soutenue, ample, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur. 

Voir le Classement 2008

dimanche 17 février 2008

Guide des régions viticoles

Pour tout savoir sur les sols des vignobles, les cépages, l'accord des vins et des mets, les caractéristiques des appellations et des vins, cliquez sur une région.

Millesimes

vendredi 15 février 2008

La qualité du millésime २००७ dans le Rhône


Brigitte Dussert : il faut des vins équilibrés, avec une bonne acidité...

Patrick Dussert-Gerber : en Vallée du Rhône, puisqu’il y a le mistral tout comme en Provence, les raisins étaient bien séchés et l’ensoleillement plus favorable qu’ailleurs, les vins ont beaucoup moins souffert des maladies. La Vallée du Rhône et la Provence sont deux régions qui ont fait un grand millésime classique, dans la lignée des précédents. Les blancs seront très charmeurs, très parfumés. 2007 sera un millésime sur le fruit, en rouge comme en blanc, un millésime de fraîcheur, un vin gourmand avec beaucoup d’arômes de fruits et de fleurs, un vin comme on les aime.

On cite souvent les sols de Châteauneuf-du-Pape, plus ou moins profonds, très caillouteux, qui sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse. Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”. Toutes ces conditions, dans un millésime comme 2007, sont des atouts majeurs.

Mais il n’y a pas qu’à Châteauneuf-du-Pape qu’il y a des terroirs très propices. On en trouve dans des appellations moins connues, qui “sortent” pour autant une flambée de bouteilles superbes.

À Rasteau, par exemple, le vignoble s’étend sur la plupart des terres du village, dans le département du Vaucluse, sur des sols bruns et calcaires, des sols squelettiques sur marnes et des sols rouges sur grès. Le climat est de type méditerranéen, exposition sud des coteaux, légèrement protégés du mistral. Non loin, à Visan, les vieilles vignes plantées sur des coteaux-argilo-calcaires riches en galets exposés plein sud, sont également garantes de beaux vins. À Gigondas, idem : le vignoble est tout entier sur la commune sur des sols d’alluvions d’argiles rouges caillouteuses, sur des pentes ou de vastes terrasses, et le mistral est le vent dominant.





Pour les vins que l’on débouche aujourd’hui, il faut quand même bien admettre que le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002, qui a été très difficile à maîtriser, n’est pas une merveille, alors que les 2006, 2005, 2004 et 2001 sont formidables. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on savoure de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85.

En blancs, on pourra miser indubitablement sur les 5 derniers millésimes, 2007 compris, bien entendu, avec une préférence pour les très grands années que sont les 2006 et 2005, puis les 2000 ou 1996.
`
Le Rhône est une région très étendue, et il faut se donner les moyens pour faire au mieux : petits rendements, vendanges à la main, etc.

mardi 20 novembre 2007

Grand-Puy-Lacoste

Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

Château GRAND-PUY-LACOSTE
Domaines François-Xavier Borie
Tél. 05 56 59 06 66
Fax. 05 56 59 22 27
Email : dfxb@domainesfxborie.com
Incontestablement au sommet. François-Xavier Borie se passionne pour son Château Grand-Puy-Lacoste, qui accueille une équipe jeune, motivée et compétente. François-Xavier Borie y vit avec son épouse, Marie-Hélène, et leurs enfants, ce qui n’est pas si courant dans le Médoc. Cette propriété superbe occupe une place à part dans l’histoire des grands crus bordelais et son cadastre n’a pas changé d’un iota depuis 1855. L’encépagement est particulièrement adapté au terroir et à l’exposition. Les 55 ha de vignes (75 % Cabernet-Sauvignon, 20% Merlot et 5 % Cabernet franc) sont situés tout autour du château, sur une belle croupe très graveleuse, ce qui assure un parfait drainage naturel et un ensoleillement maximal. Le château et les bâtiments ont été rénovés, les chais et le cuvier entièrement modernisés. Les vendanges sont volontairement tardives pour obtenir la meilleure maturité possible et sont exclusivement manuelles afin de préserver au mieux la qualité des raisins. Après un égrappage total et dans le respect de la très grande tradition bordelaise, la vinification est menée de façon très classique, à commencer par de longues cuvaisons dans des cuves thermo-régulées afin d’extraire tout le potentiel de la vendange. Le vin est ensuite élevé en barriques de chêne et fait l’objet d’un suivi constant, de soins attentifs et méticuleux jusqu’à la mise en bouteilles.
Exceptionnel Pauillac 2004, de couleur très profonde, avec des tanins intenses, un nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, avec cette finale subtilement poivrée qui fait tout son charme, un vin très distingué, de belle garde. Le 2003 est toujours l’un des vins les plus séduisants de ce millésime, d’une belle robe de couleur intense et soutenue, d’un très bel équilibre en bouche, très riche et concentré, un grand vin équilibré et ample, racé, avec ces notes caractéristiques de petits fruits rouges frais, d’épices et de truffe, très prometteur. Le 2002 est une grande réussite. Beaucoup de puissance, un vin très corsé, de couleur soutenue, très riche, alliant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, réglisse, épices). Très beau 2001, plus fin, un vin de bouche riche et charnue, tout en subtilité d’arômes (griotte, humus…), ample et séveux en finale, aux tanins savoureux, encore très jeune. Le 2000 est superbe. Couleur, structure, concentration et distinction s’associent dans ce grand vin à la fois d’une grande finesse et d’une charpente très dense, de longue garde. Très savoureux, le 99 , un vin très parfumé (humus, griotte mûre), aux tanins savoureux, alliant souplesse et charpente, qui commence à s’apprécier pleinement. Très classique, ce grand 98, de couleur grenat, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez vraiment très caractéristique de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages et persistantes, aux tanins bien présents, de garde. Le 97 est excellent, ample, rond, avec une bouche qui commence à se fondre et permet d’attendre l’évolution du grand millésime 96, très riche, concentré, de couleur soutenue, loin d’atteindre sa maturité.

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs


vendredi 16 novembre 2007

Bien acheter son Champagne

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.




Patrick Dussert-Gerber


Recommandé par des Influenceurs


Dans le temps, il n’y avait que les "grandes" marques (certaines ne sont plus qu'un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux... Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d'autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n'en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu'un grand cru rouge, décider s'il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d'être exhaustive.



Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz... en comparaison, l'extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu'à mettre ce prix-là, c'est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m'a jamais déçu, associant complexité d'arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j'y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s'entend, merci...), ce dernier étant certainement l'une des plus belles bouteilles qui soient, je l'avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu'est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon "S" 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne - c'est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : "Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928" : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique "on en rit ou on en pleure". Cela me rappelle l'inadmissible "1 Bollinger, 1 smic"... Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s'entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c'est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c'est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €...

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l'une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge... et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l'on trouve une multitude de petits propriétaires et d'excellentes coopératives (Devaux, Vincent d'Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les "affaires" sont inexistantes dans les marques "connues" tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s'attarder (regardez vous-même avant d'acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c'est quand même pas mal, non, pour une "simple" cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l'exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l'un des meilleures cuvées de ce type, d'une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin... des maisons de propriétaires qui élèvent d'étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la "notoriété" de leur maison... Pas de raison de s'en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

mercredi 14 novembre 2007

Débat sur AgoraVox : Ne plus se faire avoir sur les prix des grands vins

Voir : AgoraVox le média citoyen : Ne plus se faire avoir sur les prix des grands vins


mardi 13 novembre 2007

Cultura

J'aime bien ces boutiques (je suis un assidu de celle de Bègles, l'accueil et le choix sont remarquables) et mon Guide y est particulièrement bien représenté. Pas de quoi hésiter, donc.
Voir : LE GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 - achat en ligne : Cultura.com

dimanche 11 novembre 2007

le Top de Margaux

À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

Indispensable : le Classement 2008

Voir la Sélection de MILLESIMES




Château BRANE-CANTENAC
Henri Lurton
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 83 33
Fax. 05 57 88 72 51
Au sommet. “Le plateau de Brane, précise Henri Lurton, devant le château, est un terroir d’excellence dont on connaît les frontières géologiques. Ses graves profondes favorisent la maturation précoce. Nous savons aussi aujourd’hui qu’il bénéficie d’un régime hydrique remarquable. Les graves de surface permettent un bon drainage latéral par effet de croupe. En profondeur, des graves plus argileuses assurent une rétention d’eau modérée et suffisante. En ce qui concerne le reste de la propriété, les variations de profondeur de la nappe phréatique, la granulométrie des galets, le caractère plus ou moins sableux des sols et les microclimats délimitent trois autres types de parcelles. Sur celles-ci, un énorme travail a été accompli depuis 1992 : drainage, replantation de différents cépages en meilleure adéquation avec les sols, rehaussage du palissage pour une meilleure maturation des raisins... Je tiens à tout prix à faire perdurer le style de Brane, celui des vins qui naissent sur le plateau où se trouve le cœur qualitatif de notre vignoble. Pouvoir disposer d’un vaste ensemble dont toutes les nuances apportent quelque chose chaque année, sans dénaturer le style de référence, est une grande chance.”
Il élève ce grand Margaux 2004, de couleur intense, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes, qu’il faut bien évidemment laisser se fondre. Très beau 2003, de belle matière, aux arômes de fruits rouges confits, de truffe et de cuir, d’un très bel équilibre, de garde. 2002 : d’une belle puissance, d’un bel équilibre soyeux, complexe, avec ces senteurs de fruits rouges bien mûrs et une touche de cannelle très caractéristique. 2001 : grand vin au bouquet subtil et intense, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, avec des tanins élégants mais bien présents, de belle garde. Le Margaux Baron de Brane est régulièrement réussi.




Château DESMIRAIL
Denis Lurton
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 34 33
Fax. 05 57 88 96 27
e-mail : desmirail.accueil@free.fr
Toujours à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter. Propriété de 30 ha (60% Cabernet-Sauvignon, 39% Merlot et 1% Cabernet franc). Denis Lurton est sympathique et passionné, et s’attache à laisser s’exprimer au mieux son terroir. On retrouve tout cela dans son Margaux 2004, un grand vin, de couleur très profonde, avec des tanins intenses et savoureux à la fois, un nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de garde. Beau 2003, corsé et dense, riche en couleur comme en matière, au nez intense de fruits et d’humus. Remarquable rapport qualité-prix-typicité, ce qui n’est pas rien.




Château LA GALIANE
Christiane Renon
33460 Soussans
Tél. 05 57 88 35 27
Fax. 05 57 88 70 59
e-mail : chateaulagaliane@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/chateaulagaliane
Toujours très bien classé. Une propriétaire charmante et passionnée. L’exploitation est familiale depuis plusieurs générations (5 ha plantés de 50 % de Merlot, 45 % de Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot), dont le vignoble est réparti sur des croupes de fines graves. L’élevage est très traditionnel (pas de désherbage, vendanges manuelles, pas de filtration, soutirages fréquents...). Vous aimerez comme nous son Margaux 2004, de couleur pourpre, un vin très riche et typé, aux tanins denses, tout en bouche, légèrement épicé, avec des notes de mûre et de cuir, de garde. Le 2003 poursuit sa belle évolution, un vin qui se caractérise par un nez complexe (cassis, épices...), ample et fin, bien structuré, complet et très parfumé, de bouche harmonieuse. Excellent 2002, au nez complexe où dominent la truffe, les épices et les fruits noirs. Le 2001 est de bouche puissante et savoureuse, au nez où prédominent les épices, de charpente très élégante, très classique. Actuellement, on se fait plaisir avec le 99, aux tanins soyeux, très harmonieux, parfaitement équilibré, avec des arômes de cassis mûr. Goûtez son Margaux Château Charmant (5 ha), qui possède des vignes centenaires plantées sur des croupes de fines graves à galets abondants et labourés, aux notes persistantes de fumé, de griotte et d’épices, aux tanins ronds mais bien présents. Remarquable rapport qualité-prix.






Château MARTINENS
Simone Dulos et Jean-Pierre Seynat-Dulos
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 71 37
Fax. 05 57 88 38 35
e-mail : chateaumartinens@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/chateaumartinens
Jean-Pierre Seynat-Dulos allie talent et convivialité, et élève discrètement ce Margaux 2004, un grand millésime, caractérisé par un nez complexe (cassis, épices...), un vin qui allie puissance et souplesse, riche et fin, bien typé, charnu, de bouche pleine. Beau 2003, de couleur profonde, très équilibré, un vin puissant mais où la souplesse prédomine, tout en nuances, aux tanins fondus mais bien présents. Le 2002, de belle robe rubis, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d’épices, est un vin complet, rond et harmonieux. Le 2001, de couleur pourpre, est charnu comme il se doit, aux tanins fermes et savoureux à la fois, très bien élevé, tout en nuances aromatiques avec des notes de griotte et d’épices. Superbe 2000, gras et complexe, coloré, intense et charmeur, bien marqué par son terroir, riche en couleur, de garde. Le 99 est charpenté, au nez complexe de fruits mûrs et d’humus, alliant puissance et souplesse, un vin savoureux et subtil, de belle évolution comme ce 98, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante. Redégusté cette année, ce 96, très typé par le millésime, plus intense, de couleur profonde, au nez de cassis, de cuir et d’épices, aux tanins très équilibrés et souples, et le 95, de robe foncée, aux notes caractéristiques de griotte, légèrement réglissées, un vin qui allie richesse et distinction, d’une belle finale persistante.




Château RAUZAN-GASSIES
Famille Quié
33460 Margaux
Tél. 05 57 88 71 88
Fax. 05 56 59 72 83
Classé 1er Grand Vin, tant la qualité de ce cru s’associe à une gamme de prix vraiment très attractifs, ce qui est de plus en plus rare ici. Les enfants de Paul Quié, Anne-Françoise et Jean-Philippe, se passionnent comme lui pour ce superbe Margaux 2004, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, alliant finesse et structure, ample et persistant en bouche, un vin d’une grande distinction, de garde. Le 2003, de belle robe pourpre, au nez dense et subtil à la fois, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant. Très beau 2002, corsé, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, encore bien jeune, naturellement. Très classique, le 2001, au nez de griotte et de truffe, est bien charpenté, ample en bouche, aux tanins savoureux et puissants à la fois, avec une finale de cassis mûr, un vin racé, de garde. Le 2000 est dans la lignée, de couleur pourpre, avec des nuances de cuir et de cannelle en bouche, de garde. Goûtez leur excellent Haut-Médoc Château Bel-Orme-Tronquoy-de-Lalande. Même propriétaire que le Château Croizet-Bages.




Château RAUZAN-SÉGLA
Directeur : John Kolasa
33460 Margaux
Tél. 05 57 88 82 10
Fax. 05 57 88 34 54
Incontestablement au sommet. John Kolasa est le maître d’œuvre de ce très grand vin, attaché à développer la force du terroir, sans maquillage, ni fioritures. Pour mémoire, en avril 1994, la société Chanel est devenue propriétaire de cette superbe propriété de 51 ha de vignes en production (41% de Merlot, 54% de Cabernet-Sauvignon, 4% de Petit Verdot et 1% de Cabernet franc. Exceptionnel Margaux 2004, l’archétype des grandes réussites de ce millésime, racé et d’un grand classicisme, très riche, aux tanins présents, d’une belle persistance en bouche, un vin de grande évolution (voir encadré). Faites un détour à leur boutique La Cave d’Ulysse, au centre de Margaux (2, rue de Trémoille. Tél. 05 57 88 79 94), où l’on propose une large sélection des appellations bordelaises. Voir aussi le Château Canon à Saint-Émilion.




Château SIRAN
Brigitte et Édouard Miailhe
33460 Labarde
Tél. 05 57 88 34 04
Fax. 05 57 88 70 05
Très bien classé, et c’est mérité. Beau Margaux 2004, puissant, très représentatif du millésime, de couleur pourpre intense, charpenté, aux tanins riches, avec des notes de griotte mûre, encore fermé, un vin qui mérite d’être attendu. Beau 2003, concentré, dense et velouté, corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de belle évolution. Le 2002, avec des arômes de cerise noire et d’humus, est de couleur profonde, alliant concentration aromatique, richesse des tanins et distinction en bouche, vraiment savoureux, de garde. Remarquable 2001, au nez de sous-bois et d’épices, de bouche riche, tout en arômes, charnu et souple à la fois, aux tanins mûrs, de très bonne évolution. Goûtez le second vin, Le Margaux S de Siran. À la suite, le Haut-Médoc Bel Air de Siran, associant puissance et distinction, gras, charnu, où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins souples. Excellent Bordeaux Supérieur Château Saint-Jacques (nouvelle et belle étiquette), aux arômes de fruits rouges, à la fois fruité et tannique en bouche. L’accueil à la propriété est très bien organisé car les chais sont ouverts tous les jours pour les visites.

samedi 10 novembre 2007

Aimer tous les vrais vins typés

Pour mes Classements, ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.

Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?

J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…


Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.

Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
En 28 ans, j’ai donc eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite (elle est naturelle, je n’ai pas à me forcer). On la poursuit donc, en restant fidèle à ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature. Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.

Ce Guide est devenu incontournable, avec plus d’un million de lecteurs.
Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs


vendredi 9 novembre 2007

C'est mieux comme cela

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jeudi 8 novembre 2007

Top des vins de France

Voir : Guide Du Vin : Sélection des vins de terroir de France

Languedoc : revenir sur terre

Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre.

On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables.
Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix.

Trois cas de figure définissent la région :

- Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont, Vieux-Moulin…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.

- Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric, Barrubio… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.

- Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 e). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir.


Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.
Le Classement 2008 vient donc récompenser ceux qui le méritent.

mercredi 7 novembre 2007

Chaque semaine, les meilleurs vins sélectionnés

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Une véritable hiérarchie

CLASSEMENTS DES VINS
Uniques en leur genre et réactualisés chaque année, les Classements de PDG sont le reflet d'une hiérarchie globale dans telle ou telle appellation, de la remise en cause du "fameux" Classement des vins du Médoc qui date de 1855... aux autres classements des meilleurs vins de France.
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Guide des vins : classements des meilleurs vins de France

Voir : Guide des vins : classements des meilleurs vins de France

dimanche 28 octobre 2007

Unique : le Classement Champagne

clipped from www.millesimes.fr
CHAMPAGNE

DU GRAND ART


En quelques années, le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que ...
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Coups de cœur à Chablis

Je suis un fan de Chablis.  J’y ai des amis, des vrais, depuis 30 ans : Tremblay, Laroche… Si la force des terroirs est omniprésente ici, on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du vin associé à une convivialité exemplaire. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre, même si on sait aussi très bien le vendre. Il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins blancs du monde, d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité. Bien sûr, la complexité des classements en crus, clos, climats, ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est incontournable. Les Classements permettent donc de faire le bon choix. Les meilleurs de l’année, mes coups de cœur, les voici.

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Pas d'accord


Drôle de raisonnement dans cet article, qui me laisse perplexe et que je ne cautionne pas. Le vin, c’est pas du blé et je crois que la surproduction des dernières années est largement suffisante pour les consommateurs, non ?

http://www.lefigaro.fr/vins/20070907.WCP000000331_matieres_premieres_le_vin_devrait_couter_plus_cher_faible_vendange_le_vin_sera_plus_cher.html

“Le vin aussi sera plus cher

Guirec Gombert (avec AFP).

Publié le 07 septembre 2007

Actualisé le 07 septembre 2007 : 12h38

Des conditions météorologiques extrêmes entraînent une baisse de la production de vin à travers le monde.

 

Après le pain, le vin. Tout aussi symbolique en France que la baguette, la bouteille de vin risque elle aussi de flamber.


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1 Bollinger : 1 smic...

C’est incautionnable et c’est de la rigolade.

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Le Classement des vins du Languedoc


Top Languedoc


Le Classement vient récompenser ceux qui le méritent, notamment les
vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements,
vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir
copier telle ou telle appellation plus connue. Pour mémoire, l’exceptionnel
rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les
catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et
souvent bien plus chers).



Patrick Dussert-Gerber


Recommandé par des Influenceurs

Il existe également une hiérarchie interne à chaque
catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers”
des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la
catégorie supérieure.</span>

<strong> Nos coups de cœur, les bonnes adresses : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=LANGUEDOC&rech4=Y


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Le vin dans la littérature


mercredi 14 mars 2007

L’anthologie du vin


L’ANTHOLOGIE DU VIN

L’univers tout entier concentré dans ce vin. Apollinaire

Boire du vin, c’est boire du génie. Baudelaire

Partons à cheval sur le vin. Baudelaire

N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais le vin
sont des imbéciles ou des hypocrites, des imbéciles, c’est-à-dire ne
connaissant ni la nature, ni l’homme, etc., des hypocrites, c’est-à-dire des
gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette ou ayant
quelque vie occulte… Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à
ses semblables. Baudelaire


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Nos Aoc

Pour tout savoir sur les sols des vignobles, les cépages, l'accord des vins
et des mets, les caractéristiques des appellations et des vins.

http://www.millesimes.fr/images/carte_france.gif

http://www.millesimes.fr/regions.php

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Premières Côtes de Blaye à l'honneur

clipped from blog.vin-sur-vin.eu

jeudi 4 octobre 2007

Coups de cœur à Blaye


Dans ces appellations de Côtes, il s’agit de savoir choisir les vins racés
sans se laisser distraire par des cuvées dépersonnalisées (à ne pas confondre
avec les belles cuvées de prestige retenues), faisant fi des terroirs. On a
alors accès à de grands vins charnus et complexes, à des prix très séduisants,
dans toutes les appellations. C’est ce qui ressort du Classement, qui regroupe
les Côtes de Bourg, les Premières Côtes de Blaye, les Premières Côtes de
Bordeaux et les Côtes de Castillon.

Voir les meilleurs de l'année

Voir le Classement


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La suavité du Pomerol

clipped from 20sur20.info

vendredi 2 février 2007

Pomerol, les grands vins de velours


C’est dans des millésimes exceptionnels (le 2001 est formidable
actuellement, poursuivant son évolution) ou qui commencent à acquérir une
maturité (2000, 99, 97, 95...) que l’on peut juger de la classe d’un grand vin.
Ici, il y a donc des vins splendides, très typés par le Merlot (et le Cabernet
franc, souvent délaissé à tort) qui se plaît à merveille dans ces territoires
ou l’argile se marie avec des sols calcaires, siliceux ou graveleux. Les vins
sont chaleureux, à l’image de leurs propriétaires, et mon Classement vient
récompenser tout cela.

Voir le Classement : http://www.guidedesvins.com/pomerol.php


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Loire : de grands vins de terroir

clipped from 20sur20.info

http://www.millesimes.fr/photos/731.jpg

Dans ce Val de Loire, la force des sols est exacerbée par la volonté des
hommes d’élever des vins racés, d’un remarquable rapport qualité-prix. En
Sancerre comme en Saumur-Champigny, en Pouilly-Fumé ou en Muscadet, à Vouvray
comme à Chinon, en Anjou ou en Touraine, on ne peut qu’apprécier ces vignerons
simples et fiers, qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins
blancs secs et liquoreux, des Crémants remarquables et des rouges typés, comme
on les aime. De quoi se faire plaisir.

http://www.millesimes.fr/photos/81-4.jpg

Voir les meilleurs de l'année : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=VAL-DE-LOIRE&rech4=Y

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Des sélections chaque semaine


samedi 13 octobre 2007

Hebdomadaire, le Guide des vins


Chaque semaine, suivez la sélection des meilleurs vins.

Voir

Et aussi


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C'est gratuit et très simple

clipped from 20survin.eu

mardi 28 août 2007

Concours gratuit : gagnez des bouteilles !


Gagnez des bouteilles :

http://www.amourduvin.com/f_jeu.html


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Coups de cœur champenois

clipped from blog.20survin.net

En vingt ans, le monde du
Champagne a changé avec l’émergence de nombreux vignerons qui ont signé leurs
cuvées plutôt que de se contenter de vendre leurs raisins au négoce ou aux
coopératives. Cela a chamboulé les règles, les renommées, et apporté aux
consommateurs une palette exceptionnelle, dans toute la gamme de prix. Voici ce
qu’il faut retenir.

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Les bons mots du vin


mercredi 17 octobre 2007

Aromatique, cela veut dire quoi ?


Odeur intense, fraîche et franche, typique des vins jeunes. Plusieurs
caractères d’arômes sont présents : floral (violette, œillet, rose,
jasmin, pivoine, miel…), fruité (cassis, prune, coing, framboise, cerise, noix,
figue sèche, châtaigne, amande douce ou amère…), végétal (fougère, sous-bois,
myrte, foin frais ou sec, anis, réglisse, menthe, poivre vert, vanille,
eucalyptus…), animal (musc, cuir, ambre, graisse, venaison…), minéral (pierre à
fusil, silex, iode, craie, poussière…) et synthétique (bonbon anglais, esters,
phénols, goudron, matière plastique…). Les vrais vins possèdent toutes les
nuances, intimement liées : un vin ne sent pas la framboise ou la cerise,
il doit sentir le vin et vous faire penser à des arômes de framboise ou de
cerise, nuance…

Voir le vocabulaire du vin


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Un peu d'attention, svp


Il y a de tout dans le vin


Dans mon autre Blog Perso (http://dussert-gerber.blogspot.com/), une rubrique
intitulée : "On en rit ou on pleure", qui porte bien son nom...

Voir : http://dussert-gerber.blogspot.com/search/label/On%20en%20rit%20ou%20on%20en%20pleure%20?


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Top Sauternes

clipped from blog.chateauvin.com

http://www.millesimes.fr/photos/122.jpg

À Bordeaux, du plus grand vin au plus modeste, il existe de remarquables
rapports qualité-prix-typicité qui sont particulièrement mis en avant dans nos
Classements. Il y a des vins exceptionnels, qui sont chers et qui valent leur
prix, il y en a d’autres, surcôtés, à la mode, surconcentrés… qui ne le valent
pas (comme ailleurs), et, il y a un véritable vivier de beaux vins entre 10 et
30 €. Ce qui prime, c’est la typicité de chaque appellation : il faut
qu’un Pomerol sorte de la “crasse de fer”, que le Margaux ne se confonde pas
avec un Pessac-Léognan, que l’élégance d’un Saint-Julien ou d’un Saint-Émilion
prime, que la puissance d’un Saint-Estèphe se dévoile…

Voir la sélection des meilleurs : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=BORDEAUX&rech2=SAUTERNES&rech4=Y

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Tous les Classements de l'année

Du Bordelais à la Champagne, de la Provence à la Loire... tous mes
classements actualisés.

Voir : http://www.millesimes.fr/

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Classement Champagne 2008

clipped from winetelevision.eu

mercredi 21 mars 2007

Champagne : le Classement des meilleurs


Il y a 21 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines
d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité.
Celles que nous mettons au sommet sont des marques qui réussissent
remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. Chaque marque
n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester
maintenant à cette place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la
hiérarchie interne de notre Classement, les Premiers des “Premiers” étant
intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en
sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des
choses.

Voir les meilleures adresses 2007 : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE


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samedi 27 octobre 2007

Achetez les bons millésimes



© Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite
Pour la recevoir gratuitement, écrivez à Millésimes 33124 Auros, enadressant une enveloppe timbrée au tarif en vigueur à votre nom
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Mens Sana



Le vin, celui que nous défendons en tout cas, est une entité àpart entière, magique, unique, qui associe l’inné et l’acquit, letalent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, lematériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et lamesure (si l’on a soif, on boit autre chose)…
A lire et à débattre : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=429
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Défendre une éthique


Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi,nous avons une éthique : elle s'exprime au travers de notre respectpour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour lesjeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l'apprentissagedes vins, l'information, demandent du temps, de l'argent, de lapatience, de la passion, de l'intérêt. Cette éthique s'exprime aussi endéfendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu'il ya aujourd'hui deux mondes du vin, deux options : l'une où l'éthiqueprime, l'autre purement commerciale. D'un côté donc, il y a desmarchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou"putassiers" en prenant les consommateurs pour des idiots.

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lundi 22 octobre 2007

Comment j'écris mon Guide

Les fidèles du Guide savent déjà que le succès fait des jaloux. Ceux-là, il me suffit de les renvoyer directement aux vignerons qui me rencontrent, m’écrivent, et qui connaissent ma façon de faire, depuis plus de 28 ans. Et puis, mes premiers interlocuteurs, ce sont les lecteurs du Guide, vous, que je me dois d’informer.

Chaque édition est imprimée en août et, le Guide étant entièrement rédigé et mis en pages par mes soins, cela me permet de le terminer en juillet. Comme d’habitude, plusieurs milliers de bouteilles ont été dégustées pour cette édition, de septembre 2006 à juin 2007. Une journée de dégustation représente environ 70 à 90 échantillons (on recrache, bien évidemment) dégustés le matin, généralement de 8 h à 12 h. Mes dégustations et déplacements dans les vignobles, réglés par moi-même ou par Millésimes (jamais par les vignerons ou syndicats) s’échelonnent d’octobre à mai (7 mois sur le terrain), le reste (2 à 3 mois) représentant le temps qu’il me faut pour rédiger. Faut-il le préciser : rien n’est demandé aux producteurs pour figurer dans le Guide. Seuls les critères de qualité, de typicité et de prix entrent en compte. Il ne suffit évidemment pas qu’un producteur le désire pour qu’il soit retenu dans le Guide. Voici donc comment ont été sélectionnées les cuvées des producteurs du Guide 2008 :

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